Ensemble, on voulait simplement être ensemble.
On n'avait pas besoin de belles déclarations, ni de cadeaux hors de pris, simplement sentir la présence de l'autre à jamais. Si seulement on avait pu pressentir ce qui allait se passer. Mais après tout qu'est-ce que cela aurait changé dis-moi ? Je me suis vue tombée sans que personne ne puisse me relever. Leurs efforts étaient inutiles et même lui n'a rien pu y faire. J'aurais aimé qu'il soit plus présent, mais il n'a pas compris, il a préféré fuir pour se préserver.
Je m'étais habituée à cette solitude, à être réveillée en pleine nuit pour un rien, à avoir quelques visites par semaine. Un jour, ma mère m'a apporté une lettre. C'était étrange je ne recevais jamais de courrier d'ordinaire. Je n'eus pas le temps de retourner l'enveloppe pour regarder le destinataire que cette odeur familière pénétra mes narines pour me dire que c'était lui qui m'avait écrit. Chaque jour j'espérais qu'il allait franchir le pas de cette porte, il l'a fait, mais beaucoup trop tard. C'était déjà fini. Il ne fallait pas que je baisse les bras, il fallait que je sois forte paraît-il. Mais de jours en jours je me sentais faiblir et je savais que la fin était proche.
J'aimais la comédie, j'aimais sortir, j'aimais le cinéma et l'art, je débordais de joie de vivre et d'une énergie impressionnante, je trichais aux cartes comme tout le monde, j'adorais rire pour un rien, passer des nuits à parler « politique bouquins et potins », j'aimais la vie si je ne puis dire. Mais là j'étais vide. Quelle bonne à rien je fais, quelle pauvre fille je suis venue.
Je n'ai rien demandé à personne, pourquoi moi d'abord ? Pourquoi moi ? Je n'ai même pas eu le temps de visiter le monde, ni le temps d'exercer un métier, ni même de leur dire que je les aimais.
J'ai attrapé tant bien que mal un bloc de feuille et un crayon pour laisser une trace, aussi futile soit-elle, de moi. A peine je n'eus le temps d'écrire un seul mot qu'une lumière blanche m'éblouit soudain .
Cette foutue maladie était entrain de m'emporter et au lieu d'appeler un médecin, ou mes parents qui étaient dans le couloir je repensais à ce soir. Ce soir, où sous les étoiles, tu m'offrais une rose...
> J'aime l'histoire, cette fille qui meurt seule d'une maladaie. C'est une belle fin =) En pluus j'ai chérché une image bien approprié, tu trouveras le lien xD J'ia imaginé qu'il avait une guitare avec la rose =D C'est toujours mieux, meme si sans guitare c'est bien aussi... Enfin t'a compris quoi..En tout cas merci pour texte, le premier de ce theme =)
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