vingt et une heures, sans espoir, un mercredi d'octobre "
Elle marcha, le long du pont qui séparait leurs maisons...
Elle marcha, un pied dans le passé et un autre au beau milieu de nulle part ! Elle n'avait pas de présent, elle ne voulait rien savoir de son futur ... elle espérait juste se jeter dans les bras de cet « autrefois » qui lui manquait atrocement !
Elle marcha ce soir encore, exactement comme elle a marché le soir précédent et celui d'avant ... et tous ceux qui les précédaient ; trempée tantôt de ses propres larmes, tantôt de celles de ce vaste espace au dessus d'elle qui pleurait s'apitoyant sur le sort de cette créature affaiblie par la force du sentiment qui s'emparait de son c½ur, de son corps... et de son âme !
vingt-deux heures, sans espoir, un mercredi d'octobre "
Elle s'assit sur le petit banc qui se rappellera éternellement de leur première fois, de leur dernière et toutes celles du milieu ...
Elle s'assit sur le petit banc qui a su rester fidèle à cette histoire, qui a su garder les petits souvenirs ... qui a su garder le secret !
Elle s'assit sur le petit banc ! Mais comme chaque soir ; vint le moment ou le vide, qui prenait place à ses cotés, sut la chasser loin... très loin !
Et le petit banc restait immobile, à sa place ... à l'attendre ; parce qu'elle reviendra ... il savait qu'elle ne pouvait pas le quitter, il savait qu'elle n'a jamais appris à partir ... sans se retourner ! Il savait tout lui ... si seulement il pouvait parler !
vingt-trois heures, sans espoir, un mercredi d'octobre "
Elle coura de toutes ses forces, très vite ... encore plus vite, encore plus loin ! Au fond une seule envie : échapper ! Elle n'avait encore jamais ressenti cette envie ... elle la découvrait, elle la réalisait ... elle fuyait son passé, elle fuyait sa vie !
Elle coura comme elle n'a jamais couru, ni le soir d'avant, ni les autres soirs !
Elle coura sans pouvoir s'arrêter, sans vouloir s'arrêter ...
minuit, sans espoir, un jeudi d'octobre "
Ce jeudi la, le petit banc l'attendit ...
Ce jeudi la, le petit banc se souvint du jour ou l'autre était parti...
Ce jeudi la, le petit banc comprit qu'elle aussi s'en est allé !
Ce jeudi la, le petit banc les pleura ...
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> J'adore. La structure du texte, le fait de répéter la phrase, cela donne une impression de martelement, comme la pluie qui tombe sur la jeune fille, comme ses larmes qui tombent au sol. La personnification du banc rend très bien... Tres beau texte, et tres original. Bravo l'artiste ;) Ah si, juste une phrase un peu longue au debut je trouve, mais ce n'est pas grave <
