J'ai un texte à proposé sur ce thème, j'espère qu'il te conviendra
:). Je me présente, j'ai 19 ans et j'ai toujours ressenti le besoin d'écrire. C'est quelque chose d'indispensable pour moi. Voici mon texte ainsi que mes espaces perso, si ça t'intéresse !
^^ :
**Alex - Interlude
Notre rencontre ? C'était un soir sans histoire, une fin de journée au destin sobre, vingt et une heures, sans espoir, un mercredi d'octobre. Place Baudelaire je crois. A vrai dire, j'sais plus tellement, tout ça me paraît tellement loin désormais Y'a un Soleil qui s'amuse sur ta peau. Non, ne me mens pas, je le sais. Je vois ses rayons horribles venir chatouiller tes lèvres, sa chaleur lubrique glisser sur ta peau, sa couleur vive jurer horriblement avec tes ombres. Combien de temps que je n'ai pas fait appelle à toi ? Depuis ta mort, probablement. Pourtant, crois-moi, j'ai jamais oublié ton nom. Gravé à l'acide dans un coin de mon esprit malade, tu ne crèveras jamais. Je le sais maintenant. Même si t'es là uniquement parce que je t'imagine. N'étais-tu pas sensé pourrir six anges sous terre, condamné par une plaque de marbre épaisse comme mon Ciel ? J'aurais dû me douter que ton fantôme reviendrait. Parce que j'adore ça, moi, baiser avec des fantômes. Mais tu le sais. Alors, c'est comment en bas ? Est-ce que je te manque, dis ? Des flammes ? Non. Je sais qu'il n'y a pas plus de flammes en bas qu'il n'y en avait dans tes yeux. De la glace, chaude, brûlante, morte et horrible. Voilà qui te correspond bien mieux, mon ange. Si tu te sens aussi seul que moi, je me dis que la mort est vraiment une salope. Tu sais, penser à toi c'est un peu comme revivre une vieille époque, j'en crève à chaque fois. Mes sentiments – mon orgueil, ma prétention, mes ambitions – ne se traduisent que par toi. Et ça me rend dingue. J'aurais du mourir en même temps que toi. C'est surement le cas, de toute manière. Je suis mort à ma façon, dans le silence de tes souvenirs, dans les sangles de tes bras, dans le cauchemar de tes soupirs. Personne ne comprend car personne ne sait. Et ton nom, je ne le sais plus. Enfin si, mais ça m'arrache le c½ur de l'écrire. J'arrive à peine le murmurer, parfois, la nuit, quand je tombe dans le coma. Allons donc, je ne vais pas me laisser aller. Pas maintenant que tout ça est terminé. Pas maintenant que tu m'as quitté. T'as beau être mon plus beau mensonge, ça ne fait pas de toi quelqu'un de particulier. Plus d'une fois, je t'ai trouvé pathétique. Quand tu t'éclatais sur le sol avec fracas, foudroyé par tes rêves idiots et tes chimères narcotiques. Je construirai un empire, et tu le sais. Je me souviens de ton regard noir de l'autre côté du monde. De tes mots sans sens, de tes caresses vides, de tes ' toujours' à l'arrière goût de 'jamais', de tes lèvres gercées, de tes cendres. Je ne sais pas ce qui est vrai là dedans, et je m'en contre fiche. Je me sens si seul, si vide, que j'aimerais te rendre réel encore une fois. Comme la toute première fois où tu m'as bousillé le cerveau. J'ai du mal à dormir en ce moment. Même la nuit ne me désire plus. Je la comprends, d'un côté, je ne suis plus que la lumière de moi-même. Ton nom ? Non, ne m'y oblige pas. Pas maintenant. C'est un sortilège, une formule magique, une dose de L.S.D, un roman inachevé, un écrivain désabusé perdu dans le dédale des mots. Y'en a trop, des mots. Beaucoup trop. Et beaucoup ne veulent rien dire, dans le fond. Si tu savais comme j'ai mal, comme j'ai peur, comme j'ai froid. Tu vois, je pensais qu'en repensant notre histoire et en te tuant à la toute fin au travers de phrases bancales et bien trop longues, tu disparaîtrais. Pour déguiser la réalité, pour calmer ma conscience hurlante. Mais il n'en est rien. J'y tiens, à ce bout de vie violé, vraiment. Mais comme je tiens toujours à ce qui me fait le plus de mal, ça ne donne pas vraiment de crédit à notre histoire. Tu es mon masque. Je le jure, je n'ai jamais demandé à être comme toi. J'ai plus d'alcool dans les veines que de sang. Maintenant je sais ce que ça fait d'être toi. La dernière fois, au siècle dernier, j'ai vu quelqu'un qui te ressemblait. Vaguement, je te rassure. Ça m'a fait l'effet d'une bombe atomique, mon c½ur synthétique tremblant et névrotique. Tu es une névrose. Ma névrose. Vivre l'Enfer, ça ne me dérange pas. Mais pas sans toi. Même en lisant entre les lignes, tu es toujours là. Tapis dans un coin sombre, me fixant, comme à l'époque. Je deviens fou, tu sais, Alex'. M'oblige pas à le répéter, je ne le pourrais pas. Bon sang, mets-toi à ma place pour une fois. Je vais mal. J'voudrais penser à autre chose. Tu n'es pas le centre du monde. Simplement du mien. Ne l'oublie pas.
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Tu site Baudelaire un peu plus haut.... Serais tu une reincarnation?
Tu melanges tout comme lui la beauté a l'horeur avec soin, une bonne dose de mots jetés comme ca, dans un mélange magnifique. A vrai dire je suis assez dégoutée la qu'on puisse ecrire comme tu le fait.. Comment dire.. Qu'un texte puisse nosu donner des frissons a ce point... Dire que j'ai adoré en deviendrait une insulte, c'est encore mieux que ca....